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Diversité dans les médias : le CSA rend son rapport annuel

Encore une fois, cette année, dans son baromètre annuel de la diversité, le CSA a jugé que les télévisions avaient du mal à rendre compte de la réalité sociologique de la ­société française.

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Club Averroes

Il existe une France trop souvent invisible pour les télévisions françaises : celle des jeunes, des personnes âgées, des pauvres, des inactifs, des habitants des villes et des quartiers périphériques, mais aussi celle des minorités visibles. Encore une fois, cette année, dans son baromètre annuel de la diversité, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a jugé que les télévisions avaient du mal à rendre compte de la réalité sociologique de la ­société française. En 2018, les personnes « perçues comme “blanches” » sont encore surreprésentées – 83 % des personnes indexées, comme en 2017. Et la part de celles perçues comme non blanches n’augmente guère.

Sur le départ après six ans à son poste, la conseillère chargée du dossier au sein de l’organe de régulation, l’ancienne journaliste Mémona Hintermann-Afféjee, n’a pas emprunté la langue de bois pour dresser un bilan qu’elle juge loin d’être ­satisfaisant, lors de la présentation de son dernier baromètre jeudi 10 janvier : « Aujourd’hui, quand on prend les transports en commun, on ne peut pas dire que ce chiffre corresponde à la réalité. »

Bien que la télévision se soit engagée à améliorer la représentation des « minorités visibles » depuis deux décennies, le ­baromètre du CSA continue néanmoins de signaler la rareté de leur présence dans les fictions, dans l’information et dans les ­documentaires. Et leur enfermement dans des rôles à connotation négative. Tel un miroir, la télévision dévoile les inégalités, les préjugés, les discriminations et les ­rapports de domination qui structurent la société française.

Alors qu’en France le concept sociologique de « race » fait débat – comme en attestent le retrait de ce mot de la Constitution ou encore l’absence de statistiques ethniques –, ces rapports annuels font figure d’exception. Certes, la majorité des médias, et non les seules télévisions, sont aujourd’hui dotés de comités spécifiques. Radio France a ainsi été le premier média de service public à recevoir le label diversité créé en 2008 par l’Etat pour « promouvoir la diversité dans le cadre de la gestion de ses ressources humaines ». Pourtant, les grands équilibres évoluent lentement.

Par François Bougon et Charlotte Recoquillon – Le Monde – 20 janvier 2019

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Fary : son spectacle «Hexagone» débarque sur Netflix

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À 28 ans, l’humoriste a déjà rempli Bercy, a monté son propre club de stand-up et s’est entouré d’artistes de renom tels que JR ou Ladj Ly. En attendant sa première apparition au cinéma en juillet, son spectacle « Hexagone » est disponible sur Netflix.

Au bout du fil, une voix étouffée s’élève : « Attendez, je mets mes EarPods. » Confinement oblige, nous rencontrons Fary… au téléphone. Et sans image. Pendant cette étrange période où les théâtres sont fermés, nombreux sont les humoristes qui se montrent quotidiennement en live, sur les réseaux sociaux. Très peu pour Fary : « On ne verra pas des stories de moi de sitôt », confie celui qui a pourtant son visage affiché en gros plan dans les couloirs du métro parisien. De profil, le regard serein porté vers le lointain, en noir et blanc. Sérieux.

À 28 ans, l’ambition du jeune homme transpire dans chacun de ses (nombreux) projets… Le stand-up, il faut le prendre pour ce qu’il est : un art. Alors, pour la captation de son deuxième spectacle, Hexagone, Fary a fait appel à un talent fraîchement césarisé : Ladj Ly, le réalisateur des Misérables. À ses côtés, un duo bien connu des clips de rap et des pubs de sportswear : Ousmane Ly et Adrien Lagier. Résultat ? Une image de cinéma et toujours cette identité visuelle, tout en noir et blanc, sauf sa tenue bleu marine, qui détonne.

Après deux ans de tournée, Hexagone vient d’atteindre son point de chute, Netflix, scindé en deux épisodes, dont le dernier est sorti le 16 avril. Pour le lieu, Fary avait déjà fait dans le colossal, à l’Accor Hotel Arena ; dans le cossu, au majestueux Théâtre du Châtelet, accompagné par une cantatrice… alors cette fois, il a misé sur l’inédit : jamais aucun humoriste ne s’était, avant lui, produit aux Bouffes du Nord. Fary emmène le stand-up là où il n’a pas forcément ses entrées et se bat pour lui conférer ses lettres de noblesse.

Au commencement était le style

Le stand-up est un genre d’humour qui a explosé aux Etats-Unis dans les années 1960-70. Pas de personnage, pas de décor, pas d’accessoires : juste un homme ou une femme qui brise le « quatrième mur » en parlant directement au public d’histoires personnelles, en donnant l’impression d’une réflexion faite au fil de l’eau. Il faut attendre 2006 pour que Jamel Debbouze et Kader Aoun lancent la scène ouverte du Jamel Comedy Club, sur les grands boulevards de Paris, dont les sessions sont diffusées sur Canal +. Fary y débarque sept ans après, avec cet humour grinçant qui s’applique, tranquillement, à traiter les sujets les plus explosifs.

Racisme, identité, sexisme, religion… Jean-Michel Joyeau, le directeur artistique du Jamel Comedy Club, se souvient de celui qu’il a vu faire ses débuts, en 2013. « Il se faisait un peu charrier pour son look, très soigné. C’était l’un des premiers à y faire attention. Il dénotait, parce qu’il faisait de son passage un spectacle. » Une barbe géométrique, des dreadlocks savamment montées en chignon, des lunettes vintage qui relèvent ses yeux bruns, des sarouels et vestons aussi amples que l’audace qu’il faut pour les porter.

« Fary ne ressemble à personne. Ni dans look ni dans sa personnalité », résume le producteur Jean-Marc Dumontet, qui se souvient très bien de la première fois qu’il l’a vu jouer. « Il faisait un sketch sur Moussa, un de ses camarades d’école. Il y avait vraiment du jeu. Le stand-up peut être assez monocorde, mais lui, au contraire, il faisait vivre ses personnages. Son ton était différent. »

« Faire de l’humour sur des idées »

À l’époque, le jeune homme n’a qu’une expérience assez brève dans l’émission de Laurent Ruquier, On ne demande qu’à en rire. Il rêve de « mettre en avant la belle langue qu’est le français », de « faire de l’humour sur des idées ». Ses inspirations ? Un croisement entre Jamel Debbouze, Dieudonné et Gaspard Proust. « Au tout départ, je suis un fan, raconte-t-il. Un amoureux absolu des spectacles d’humour. Et des gens drôles, comme mon père et mes deux grands-mères. » Il observe, analyse, décortique la vanne. Parce que l’humour est une affaire de technique et d’esthétique, comme tous les arts. « Ce n’est pas le prototype de l’humoriste tapageur, prêt à tuer père et mère pour se faire remarquer. Il est plus en retrait. Il a fait son chemin par la profondeur de son propos et ses partis pris artistiques », pense Jean-Marc Dumontet. Cette singularité va lui permettre de se tailler une place de choix dans le stand-up français.

En 2014, son sketch dit « du legging » fait des milliers de vues sur YouTube et donne un coup d’accélérateur à sa carrière. Fary vient alors de quitter la bande de Jamel pour signer chez Dumontet. Un départ sans embrouilles, raconte Jean-Michel Joyeau, qui admet quand même une grosse déception. « Il m’a demandé s’il pourrait revenir jouer au Jamel Comedy Club. Il me disait bien que c’était indispensable pour lui, qu’il en avait besoin pour se ressourcer. Il m’a dit : ‘C’est mon public’. Parce qu’au Point Virgule, a priori, le public est beaucoup moins mélangé que chez nous. »

Mais Fary est ambitieux, et veut se distinguer. « Il ne voulait probablement pas être noyé dans la masse, car au Jamel Comedy Club, il y a beaucoup d’artistes », analyse Jean-Marc Dumontet. Son nouveau producteur a les moyens financiers pour le faire décoller… et lui permet d’assouvir une certaine folie des grandeurs. Dans Fary is the New Black, son premier spectacle, l’humoriste débarque sur scène comme une apparition, baigné de lumière, sur un air d’opéra. « Oui, je voulais une entrée simple », ironise-t-il sur scène, avant d’ordonner au public : « Applaudissez-moi correctement ! »

Racisme, esclavage… des thèmes lourds

Deux ans après, dans Hexagone, l’entrée s’est assagie, mais n’en est pas moins impertinente. « Eric Zemmour » sont les deux premiers mots qu’il prononce. « Souvent, on me dit que mon deuxième spectacle est plus engagé, plus sérieux, plus fort. Mais c’est faux ! Ce qui a changé, c’est moi et ma manière de traiter les choses. Je suis plus naturel, je suis un peu moins caché derrière un apparat. Mais je parlais déjà de racisme, d’esclavage, de nazis dans le premier : les thèmes ne sont pas plus légers », réfléchit Fary.

Hexagone suit un fil rouge : le débat de l’identité nationale. Né en France de parents originaires du Cap-Vert, Fary raconte dans son spectacle, que longtemps, « il s’est senti plus africain que Français ». Alors, lorsqu’il part jouer dans plusieurs pays d’Afrique, il a espéré y ressentir l’effet d’un « retour aux sources ». Pas du tout ! Il ne s’y sent pas accueilli comme un des leurs. Qu’est-ce qu’être Français ? Fary a l’art de mettre les pieds dans le plat, sur scène… et même en dehors. Face au public peu diversifié de la prestigieuse cérémonie des Molières, en 2019, il lance un grinçant « Salut les blancs ! »

Dans Hexagone, Fary évoque « les Noirs », « les Africains », et surtout, « les Français », flirtant avec les généralisations. « Je me pose constamment la question : est-ce que le groupe d’individus dont je parle va rire de ce que je dis, ou est-ce que ça va les vexer ? » Les stéréotypes sont des pentes glissantes que le jeune homme tente de remonter avec conscience. « Un stéréotype devient dangereux lorsqu’il exclut les gens. Lorsqu’il différencie dans un but négatif. »

Comment savoir comment une blague va être reçue ? Fary ne laisse pas les gens rire, ou applaudir, tant qu’il n’a pas fini de dérouler sa pensée jusqu’au bout. Quitte à tendre, de temps à autre, un petit piège à son public. Au début d’Hexagone, Fary imite un Ivoirien, en se mettant à faire un accent très approximatif, et à gesticuler. Soudain, il s’arrête. « Pourquoi je le fais en dansant ? C’est raciste. Pourquoi tu rigoles ? Personne ne parle comme ça ! » Subtile façon de mettre le spectateur face à la nature de son rire et à sa propre responsabilité.

Prendre soin des silences

Le jeune homme a l’obsession du phrasé. Panayotis Pascot, dont il a mis en scène le premier spectacle l’année dernière, raconte : « Fary est très fort sur la formule. Il sait clarifier une idée, ne pas mettre de fioritures, aller droit au but. On bossait parfois jusqu’à 5-6 heures du matin, jusqu’à ce qu’on trouve les bons mots. Il m’a aussi appris à prendre soin des silences. Chez lui, il y a un bon tiers des rires qui viennent de pauses, de soupirs, de regards », analyse-t-il. Il n’empêche que certaines de ses vannes peuvent paraître faciles, lui fait-on remarquer, à propos notamment du physique d’Eric Zemmour, ou du fessier de Kim Kardashian. Il les assume.

Mais parfois, reconnaît-il, il va trop loin. « Il y a des sketchs que je n’écrirais plus pareil, aujourd’hui. » Le fameux « legging » par exemple ? Fary s’y moquait des femmes, et en particulier celles aux formes généreuses, qui aiment se balader en collants. « Ce que je changerais, c’est la forme : le sketch a pu être vécu comme une attaque, une moquerie. » Il regrette aussi une vanne sur Madonna, qu’il invite, dans son spectacle, à « faire quelque chose de son âge, comme par exemple mourir ». « Je me suis retrouvé à son concert, j’ai humanisé ce personnage, et j’ai pris conscience de ce qu’était la puissance négative de mes propos », se repent-il. Aux antipodes de certains de ses confrères humoristes, comme Jean-Marie Bigard, Fary tient à évoluer avec son temps. « Est-ce qu’on dirait à un beatmaker des années 1990 de revenir aujourd’hui ? » tacle-t-il.

Un écrin pour honorer les stand-uppers

Fary teste ses vannes… jusqu’au dernier moment. « Il a le stand-up dans le sang », lâche Panayotis Pascot. Le jeune homme se souvient : « Deux heures avant la captation pour Netflix de son premier spectacle au Cirque d’hiver, il m’a dit : ‘J’ai deux vannes qui ne fonctionnent pas. Viens, on va aller les tester’. Je l’ai donc suivi au Paname, pour qu’il propose des variantes à un vrai public. La première a fait un flop, la seconde a très bien marché. À 20 heures, il est monté sur scène avec sa nouvelle version. »

Jouer en comedy club, pour un stand-upper, c’est vital. Alors on peut imaginer ce que c’est que d’avoir son propre club. Inauguré l’hiver dernier, reconnu oeuvre d’art grâce à la scénographie signée de l’artiste JR, le Madame Sarfati est interdit aux caméras… Faute d’avoir pu le visiter pour cause de confinement, il faudra nous en tenir à ce que ses habitués en disent. « Il y a 120 personnes dans ce tout petit cocon », décrit Panayotis Pascot. Un écrin pour honorer les stand-uppers, loin des caves où ils ne sont souvent rémunérés qu’au chapeau.

Fary soupire : « On ne parle de stand-up que pour dire que c’est communautaire, des accents, des mecs de banlieue. Ou alors pour dire qu’il y a trop d’humoristes aujourd’hui. » Il cite Blanche Gardin ou encore Roman Frayssinet : « Dès que c’est plébiscité, ce n’est plus considéré comme du stand-up, comme si c’était un mot négatif. » Après un silence, il ajoute : « Et tant que les humoristes qui ont un nom, comme Muriel Robin, diront des jeunes qui font du stand-up que ce n’est pas de l’art, c’est pas gagné. » Le message est passé.

Emergence d’un talent

2012 : Fary gagne le prix SACD jeune talent au festival L’Humour en capitales, puis intègre la troupe du Jamel Comedy Club.

2014 : Il commence à travailler avec Jean-Marc Dumontet. Son sketch du « legging » fait 1 million de vues sur YouTube en trois mois.

2016 : Fary is the New Black, son premier spectacle, fait le tour de l’Hexagone. En 2018, ce sera le premier spectacle d’humour produit par Netflix en France. Le comédien fait des apparitions régulières à On n’est pas couché, sur France 2.

2018 : Hexagone démarre au théâtre Comédia, à Paris.

Source : Camelia Echchihab – lesechos.fr – 18 avril 2020

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Orange is the New Black : pourquoi la série US cartonne dans le monde entier ?

Alors que la saison 4 débarque sur Netflix pour une nouvelle séance de binge-watching intensif, retour sur ces raisons qui font que “Orange is the New Black” est la série incontournable du moment !

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Parce que ses héroïnes sont…
  • Plurielles

Jamais dans l’Histoire de la télévision une série n’avait à ce point reposé sur un casting quasi-intégralement féminin : elles étaient environ 22 actrices dans des rôles principaux au cours de la saison 2 ! Mais les femmes se bousculent aussi en coulisses : Orange is the New Black est un des rares shows à employer autant de femmes scénaristes et de réalisatrices (dont Jodie Foster), menées par la créatrice, productrice et showrunner Jenji Kohan.

  • Des canons de diversité 

Si Piper (Taylor Schilling), celle qui nous fait entrer au sein de cette prison pour femmes, est blanche et aisée, elle fait figure de minorité : entre les murs de Litchfield, les détenues sont majoritairement noires, latinas, asiatiques, issues de différentes vagues d’immigration et viennent de milieux populaires, voire pauvres. Elles ne sont pas forcément belles, ni coquettes, elles sont de tous les âges, de toutes les confessions. Elles représentent l’Amérique dans toute sa diversité, l’Amérique que la télévision avait tendance, pendant longtemps, à ne pas montrer, comme s’il fallait les cacher. Elles peuvent enfin exister et prendre la parole, se raconter, loin des clichés, pour atteindre une vérité, sans jamais s’excuser.

  • Uniques en leur(s) genre(s)

Dans Orange is the New Black, toutes le sexualités se mélangent, se confondent. La théorie du genre vole en éclats. Les personnages profondément lesbiens croisent ceux qui le deviennent, momentanément ou durablement, du fait de l’enfermement et des circonstances, par choix ou par obligation, pour des histoires de cul ou d’amour. Les hétérosexuels, les bisexuels, ceux qui n’ont pas (encore) ou plus de sexualité, ont le droit de citer, et l’un des premiers personnages transsexuels de la télé y est né : Sophia, incarnée par Laverne Cox, devenue une star, avec les honneurs de la Une du Time.

  • Imprévisibles et tordantes

Alors que les punchlines fusent dans les couloirs de la prison et nous offrent de grands moments de rire et de détente malgré l’environnement sombre et oppressant, les alliances étonnantes qui se créent, les incessants jeux de pouvoirs,  les retournements de vestes, les coups de colère et les coups de sang, les évolutions de certains personnages, à commencer par celle de Piper à la Walter White, rendent les personnages et donc les épisodes très imprévisibles. On ne sait jamais vraiment où les auteurs vont aller et ce sentiment, peu de séries parviennent encore à nous le procurer, surtout quand on en regarde déjà des tas d’autres depuis des années.

Offrir un autre point de vue, c’est révolutionnaire !

Parce qu’elle ne s’interdit RIEN …

Orange is the New Black se différencie par son format, grâce à sa diffusion sur Netflix où les contraintes publicitaires n’existent pas et où il n’y a pas de grille horaire à respecter. C’est toute l’écriture qui s’en ressent : les épisodes ont une durée variable, entre 45 minutes et un peu plus d’une heure, selon les besoins des scénaristes; les rebondissements n’interviennent pas de manière mécanique mais au moment jugé opportun; les digressions sont légion et font aussi le sel de la série. Le téléspectateur ne binge-watch pas parce qu’on lui force un peu la main en redoublant d’efficacité et en abusant de cliffhangers mais de manière plus organique : parce que les personnages nous sont précieux, nous fascinent et que leur destin nous importe terriblement.

La structure en flashbacks façon Lost est la seule véritable récurrence scénaristique mais, paradoxalement, elle aussi résulte en une plus grande liberté puisque le personnage auquel l’épisode est dédié nous introduit systématiquement à un nouvel univers, le contexte de sa vie avant la prison, et raconte en fligrane comment la societé telle est qu’elle est faite l’a entraîné dans cette spirale infernale jusqu’à la prison. L’intérêt est ainsi sans cesse renouvelé et les possibilités d’histoires à raconter sont infinies. Ne dit-on pas que la liberté naît dans la contrainte ?

… et s’autorise TOUT !

Grâce à son ton totalement décomplexé, sans concession, déjà testé par la créatrice sur Weeds mais avec une réussite toutefois plus modérée, OITNB (pour les intimes) ne s’embarrasse d’aucune auto-censure. Ses scènes de sexe et de nudité ne cherchent jamais à être glamour-Hollywoodienne. Elles sont crues, elles sont vraies. Le langage des personnages n’est pas châtié. Il est tel qu’il est, tel qu’il doit être. Et les sujets abordés, parfois polémiques, graves, tabous, sont traités sans détour, avec la profondeur qu’ils méritent. Si bien que rien n’est impossible dans Orange is the New Black, tout peut arriver. Il n’existe pas de ligne à ne pas franchir, il n’y a que des barrières à renverser.

Au fond, Orange is the New Black, comme ses héroïnes, a choisi de ne pas choisir : elle est un drame, elle est une comédie alors on la qualifie de “dramédie”; elle ne rentre dans aucune catégorie, dans aucun genre, elle est la liberté incarnée. Et pour tout ça, elle est bel et bien la série la moins conventionnelle du moment et elle fait partie de celles qui contribuent à l’évolution de la télévision, dont on se souviendra longtemps.

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Box office US au 27/07/19 (Variety)

Box office US

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The Lion King” remained king of the box office in its second weekend, taking in $22.3 million in Friday’s domestic ticket sales.

Disney’s live-action remake continues to dominate the box office as it tracks for a $76.6 million sophomore outing — another hefty weekend after its massive $192 million launch, which was the eighth biggest in North America ever.

Columbia Pictures’ “Once Upon a Time in Hollywood” was this weekend’s newcomer, taking in $16.8 million on Friday from 3,659 theaters — an opening day all-time record for director Quentin Tarantino. Tarantino’s ninth film is also on track to become the filmmaker’s highest opening weekend ever with Saturday estimates placing the film at $40.2 million in opening weekend ticket sales.

That’s above earlier estimates which had originally placed the film at around $30 million for its opening weekend — about $8 million less than Tarantino’s previous box office record set by “Inglourious Basterds.” The Nazi era project opened with $38 million in 2009.

Once Upon a Time in Hollywood” stars Leonardo DiCaprio and Brad Pitt as TV star Rick Dalton and his trusty stunt double friend Cliff Boot who are struggling to navigate a changing Hollywood. Margot Robbie also stars as Sharon Tate, an up-and-coming actress married to director Roman Polanski, who moves next door to the duo.

“Spider-Man: Far From Home” also continued its profitable reign at the box office, coming in third with $3.5 million in Friday’s domestic ticket sales. The latest Marvel blockbuster is now set to take home an estimated $11.9 million come Sunday for a domestic total of $344 million.

Coming in at No. 4 is “Toy Story 4” with $3 million in Friday’s ticket sales, followed by “Crawl” which earned around $1.1 million in its third weekend.

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