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“Il faut que nos écrans ressemblent à la France”, a insisté Delphine Ernotte lors de cette conférence de rentrée. La Présidente de France Télévisions fait de la “diversité des origines culturelles, géographiques et sociales” un axe majeur de sa feuille de route. A l’avenir, une clause “diversité” figurera d’ailleurs dans les contrats de production du groupe.

Source : Stratégies n°2001 du 27 juin 2019

Entertainment

Bozoma Saint-John nommée Chief Marketing Officer de Netflix Worldwide

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La femme d’affaires afro-américaine Bozoma Saint-John a été engagée par le géant du streaming Netflix pour diriger le marketing à l’international, alors que les Etats-Unis sont secoués par un mouvement contre le racisme systémique et les discriminations. Cette ancienne d’Uber et Apple Music, notamment, a tweeté mardi 30 juin que son combat pour la promotion des femmes noires dans les entreprises « prenait une autre dimension ». 

« Je suis très honorée, enthousiaste et prête!!! Allons-y Netflix!!! », a-t-elle ajouté. Netflix n’a pas commenté la nomination. La plateforme pionnière du streaming vidéo sur abonnement a créé une section « Black Lives Matter » où ses utilisateurs peuvent trouver une cinquantaine de films et séries évoquant les injustices raciales et « l’expérience noire en Amérique ». « Des histoires comme 13th d’Ava DuVernay et Racial Wealth Gap d’Explained montrent comment le racisme systémique aux Etats-Unis a creusé un fossé financier de plusieurs siècles entre les familles noires et blanches », notait le groupe dans un communiqué mardi.

Il y annonçait aussi un don initial de 100 millions à « des institutions et organisations financières qui soutiennent directement des communautés noires » dans le pays. Depuis la mort de George Floyd, un quadragénaire afro-américain tué par un policier blanc fin mai, le pays est secoué par une mobilisation importante, dans la rue et sur les réseaux sociaux, contre les violences policières et le racisme institutionnalisé. Associations, militants et citoyens demandent aux autorités et aux entreprises de ne pas seulement afficher leur soutien mais aussi de passer à l’action – en termes de recrutement et de promotion, par exemple. D’après un rapport de 2019 du Boston Consulting Group, seuls trois Afro-Américains sont à la tête des 500 plus grosses sociétés américaines par revenus.

Source : AFP – 2 juillet 2020

NB : au même moment, en France, CNEWS est en pourparlers avec Marion Maréchal-Le Pen pour un poste de chroniqueuse sur la saison 2020-2021…

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Entertainment

Fary dénonce le racisme dans une magnifique vidéo

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Fary a dévoilé jeudi 25 juin une vidéo réalisée en collaboration avec Colors où il livre un plaidoyer vibrant contre le racisme.

Fary est partout en 2020. Après avoir mis en ligne son spectacle Hexagone sur Netflix en mars, l’humoriste sera le 8 juillet prochain, avec de nombreuses autres stars françaises, à l’affiche de la comédie de Jean-Pascal Zadi et John Wax, Tout Simplement Noir. Entre ces deux évènements importants dans la carrière du stand-uppeur, il a signé une collaboration avec la chaîne YouTube allemande Colors, et le fruit de leur travail commun vient d’être mis en ligne. 

“Faciès” est donc un plaidoyer de quatre minutes contre le racisme où l’humoriste interroge les attitudes et les clichés racistes en France. “Admettons que je change de prénom, du coup est-ce que tu vas oublier que je suis moins clair que les autres prénoms ? Genre si j’ai un prénom plus typiquement français, plus blanc… Ton projet c’est quoi ? C’est que je le devienne avec le temps ?”, déclare notamment Fary. 

Cette vidéo intervient dans un contexte où le sujet des violences policières est brûlant. Fary est la première personnalité issue du stand-up à s’exprimer sur la chaîne Colors, habituellement consacrée aux jeunes chanteurs. En moins de 24h, la vidéo a été vue plus de 150.000 fois. Peut-être le début d’un phénomène en France.

Source : GQ Magazine – 26 juin 2020

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Entertainment

Fary : son spectacle «Hexagone» débarque sur Netflix

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À 28 ans, l’humoriste a déjà rempli Bercy, a monté son propre club de stand-up et s’est entouré d’artistes de renom tels que JR ou Ladj Ly. En attendant sa première apparition au cinéma en juillet, son spectacle « Hexagone » est disponible sur Netflix.

Au bout du fil, une voix étouffée s’élève : « Attendez, je mets mes EarPods. » Confinement oblige, nous rencontrons Fary… au téléphone. Et sans image. Pendant cette étrange période où les théâtres sont fermés, nombreux sont les humoristes qui se montrent quotidiennement en live, sur les réseaux sociaux. Très peu pour Fary : « On ne verra pas des stories de moi de sitôt », confie celui qui a pourtant son visage affiché en gros plan dans les couloirs du métro parisien. De profil, le regard serein porté vers le lointain, en noir et blanc. Sérieux.

À 28 ans, l’ambition du jeune homme transpire dans chacun de ses (nombreux) projets… Le stand-up, il faut le prendre pour ce qu’il est : un art. Alors, pour la captation de son deuxième spectacle, Hexagone, Fary a fait appel à un talent fraîchement césarisé : Ladj Ly, le réalisateur des Misérables. À ses côtés, un duo bien connu des clips de rap et des pubs de sportswear : Ousmane Ly et Adrien Lagier. Résultat ? Une image de cinéma et toujours cette identité visuelle, tout en noir et blanc, sauf sa tenue bleu marine, qui détonne.

Après deux ans de tournée, Hexagone vient d’atteindre son point de chute, Netflix, scindé en deux épisodes, dont le dernier est sorti le 16 avril. Pour le lieu, Fary avait déjà fait dans le colossal, à l’Accor Hotel Arena ; dans le cossu, au majestueux Théâtre du Châtelet, accompagné par une cantatrice… alors cette fois, il a misé sur l’inédit : jamais aucun humoriste ne s’était, avant lui, produit aux Bouffes du Nord. Fary emmène le stand-up là où il n’a pas forcément ses entrées et se bat pour lui conférer ses lettres de noblesse.

Au commencement était le style

Le stand-up est un genre d’humour qui a explosé aux Etats-Unis dans les années 1960-70. Pas de personnage, pas de décor, pas d’accessoires : juste un homme ou une femme qui brise le « quatrième mur » en parlant directement au public d’histoires personnelles, en donnant l’impression d’une réflexion faite au fil de l’eau. Il faut attendre 2006 pour que Jamel Debbouze et Kader Aoun lancent la scène ouverte du Jamel Comedy Club, sur les grands boulevards de Paris, dont les sessions sont diffusées sur Canal +. Fary y débarque sept ans après, avec cet humour grinçant qui s’applique, tranquillement, à traiter les sujets les plus explosifs.

Racisme, identité, sexisme, religion… Jean-Michel Joyeau, le directeur artistique du Jamel Comedy Club, se souvient de celui qu’il a vu faire ses débuts, en 2013. « Il se faisait un peu charrier pour son look, très soigné. C’était l’un des premiers à y faire attention. Il dénotait, parce qu’il faisait de son passage un spectacle. » Une barbe géométrique, des dreadlocks savamment montées en chignon, des lunettes vintage qui relèvent ses yeux bruns, des sarouels et vestons aussi amples que l’audace qu’il faut pour les porter.

« Fary ne ressemble à personne. Ni dans look ni dans sa personnalité », résume le producteur Jean-Marc Dumontet, qui se souvient très bien de la première fois qu’il l’a vu jouer. « Il faisait un sketch sur Moussa, un de ses camarades d’école. Il y avait vraiment du jeu. Le stand-up peut être assez monocorde, mais lui, au contraire, il faisait vivre ses personnages. Son ton était différent. »

« Faire de l’humour sur des idées »

À l’époque, le jeune homme n’a qu’une expérience assez brève dans l’émission de Laurent Ruquier, On ne demande qu’à en rire. Il rêve de « mettre en avant la belle langue qu’est le français », de « faire de l’humour sur des idées ». Ses inspirations ? Un croisement entre Jamel Debbouze, Dieudonné et Gaspard Proust. « Au tout départ, je suis un fan, raconte-t-il. Un amoureux absolu des spectacles d’humour. Et des gens drôles, comme mon père et mes deux grands-mères. » Il observe, analyse, décortique la vanne. Parce que l’humour est une affaire de technique et d’esthétique, comme tous les arts. « Ce n’est pas le prototype de l’humoriste tapageur, prêt à tuer père et mère pour se faire remarquer. Il est plus en retrait. Il a fait son chemin par la profondeur de son propos et ses partis pris artistiques », pense Jean-Marc Dumontet. Cette singularité va lui permettre de se tailler une place de choix dans le stand-up français.

En 2014, son sketch dit « du legging » fait des milliers de vues sur YouTube et donne un coup d’accélérateur à sa carrière. Fary vient alors de quitter la bande de Jamel pour signer chez Dumontet. Un départ sans embrouilles, raconte Jean-Michel Joyeau, qui admet quand même une grosse déception. « Il m’a demandé s’il pourrait revenir jouer au Jamel Comedy Club. Il me disait bien que c’était indispensable pour lui, qu’il en avait besoin pour se ressourcer. Il m’a dit : ‘C’est mon public’. Parce qu’au Point Virgule, a priori, le public est beaucoup moins mélangé que chez nous. »

Mais Fary est ambitieux, et veut se distinguer. « Il ne voulait probablement pas être noyé dans la masse, car au Jamel Comedy Club, il y a beaucoup d’artistes », analyse Jean-Marc Dumontet. Son nouveau producteur a les moyens financiers pour le faire décoller… et lui permet d’assouvir une certaine folie des grandeurs. Dans Fary is the New Black, son premier spectacle, l’humoriste débarque sur scène comme une apparition, baigné de lumière, sur un air d’opéra. « Oui, je voulais une entrée simple », ironise-t-il sur scène, avant d’ordonner au public : « Applaudissez-moi correctement ! »

Racisme, esclavage… des thèmes lourds

Deux ans après, dans Hexagone, l’entrée s’est assagie, mais n’en est pas moins impertinente. « Eric Zemmour » sont les deux premiers mots qu’il prononce. « Souvent, on me dit que mon deuxième spectacle est plus engagé, plus sérieux, plus fort. Mais c’est faux ! Ce qui a changé, c’est moi et ma manière de traiter les choses. Je suis plus naturel, je suis un peu moins caché derrière un apparat. Mais je parlais déjà de racisme, d’esclavage, de nazis dans le premier : les thèmes ne sont pas plus légers », réfléchit Fary.

Hexagone suit un fil rouge : le débat de l’identité nationale. Né en France de parents originaires du Cap-Vert, Fary raconte dans son spectacle, que longtemps, « il s’est senti plus africain que Français ». Alors, lorsqu’il part jouer dans plusieurs pays d’Afrique, il a espéré y ressentir l’effet d’un « retour aux sources ». Pas du tout ! Il ne s’y sent pas accueilli comme un des leurs. Qu’est-ce qu’être Français ? Fary a l’art de mettre les pieds dans le plat, sur scène… et même en dehors. Face au public peu diversifié de la prestigieuse cérémonie des Molières, en 2019, il lance un grinçant « Salut les blancs ! »

Dans Hexagone, Fary évoque « les Noirs », « les Africains », et surtout, « les Français », flirtant avec les généralisations. « Je me pose constamment la question : est-ce que le groupe d’individus dont je parle va rire de ce que je dis, ou est-ce que ça va les vexer ? » Les stéréotypes sont des pentes glissantes que le jeune homme tente de remonter avec conscience. « Un stéréotype devient dangereux lorsqu’il exclut les gens. Lorsqu’il différencie dans un but négatif. »

Comment savoir comment une blague va être reçue ? Fary ne laisse pas les gens rire, ou applaudir, tant qu’il n’a pas fini de dérouler sa pensée jusqu’au bout. Quitte à tendre, de temps à autre, un petit piège à son public. Au début d’Hexagone, Fary imite un Ivoirien, en se mettant à faire un accent très approximatif, et à gesticuler. Soudain, il s’arrête. « Pourquoi je le fais en dansant ? C’est raciste. Pourquoi tu rigoles ? Personne ne parle comme ça ! » Subtile façon de mettre le spectateur face à la nature de son rire et à sa propre responsabilité.

Prendre soin des silences

Le jeune homme a l’obsession du phrasé. Panayotis Pascot, dont il a mis en scène le premier spectacle l’année dernière, raconte : « Fary est très fort sur la formule. Il sait clarifier une idée, ne pas mettre de fioritures, aller droit au but. On bossait parfois jusqu’à 5-6 heures du matin, jusqu’à ce qu’on trouve les bons mots. Il m’a aussi appris à prendre soin des silences. Chez lui, il y a un bon tiers des rires qui viennent de pauses, de soupirs, de regards », analyse-t-il. Il n’empêche que certaines de ses vannes peuvent paraître faciles, lui fait-on remarquer, à propos notamment du physique d’Eric Zemmour, ou du fessier de Kim Kardashian. Il les assume.

Mais parfois, reconnaît-il, il va trop loin. « Il y a des sketchs que je n’écrirais plus pareil, aujourd’hui. » Le fameux « legging » par exemple ? Fary s’y moquait des femmes, et en particulier celles aux formes généreuses, qui aiment se balader en collants. « Ce que je changerais, c’est la forme : le sketch a pu être vécu comme une attaque, une moquerie. » Il regrette aussi une vanne sur Madonna, qu’il invite, dans son spectacle, à « faire quelque chose de son âge, comme par exemple mourir ». « Je me suis retrouvé à son concert, j’ai humanisé ce personnage, et j’ai pris conscience de ce qu’était la puissance négative de mes propos », se repent-il. Aux antipodes de certains de ses confrères humoristes, comme Jean-Marie Bigard, Fary tient à évoluer avec son temps. « Est-ce qu’on dirait à un beatmaker des années 1990 de revenir aujourd’hui ? » tacle-t-il.

Un écrin pour honorer les stand-uppers

Fary teste ses vannes… jusqu’au dernier moment. « Il a le stand-up dans le sang », lâche Panayotis Pascot. Le jeune homme se souvient : « Deux heures avant la captation pour Netflix de son premier spectacle au Cirque d’hiver, il m’a dit : ‘J’ai deux vannes qui ne fonctionnent pas. Viens, on va aller les tester’. Je l’ai donc suivi au Paname, pour qu’il propose des variantes à un vrai public. La première a fait un flop, la seconde a très bien marché. À 20 heures, il est monté sur scène avec sa nouvelle version. »

Jouer en comedy club, pour un stand-upper, c’est vital. Alors on peut imaginer ce que c’est que d’avoir son propre club. Inauguré l’hiver dernier, reconnu oeuvre d’art grâce à la scénographie signée de l’artiste JR, le Madame Sarfati est interdit aux caméras… Faute d’avoir pu le visiter pour cause de confinement, il faudra nous en tenir à ce que ses habitués en disent. « Il y a 120 personnes dans ce tout petit cocon », décrit Panayotis Pascot. Un écrin pour honorer les stand-uppers, loin des caves où ils ne sont souvent rémunérés qu’au chapeau.

Fary soupire : « On ne parle de stand-up que pour dire que c’est communautaire, des accents, des mecs de banlieue. Ou alors pour dire qu’il y a trop d’humoristes aujourd’hui. » Il cite Blanche Gardin ou encore Roman Frayssinet : « Dès que c’est plébiscité, ce n’est plus considéré comme du stand-up, comme si c’était un mot négatif. » Après un silence, il ajoute : « Et tant que les humoristes qui ont un nom, comme Muriel Robin, diront des jeunes qui font du stand-up que ce n’est pas de l’art, c’est pas gagné. » Le message est passé.

Emergence d’un talent

2012 : Fary gagne le prix SACD jeune talent au festival L’Humour en capitales, puis intègre la troupe du Jamel Comedy Club.

2014 : Il commence à travailler avec Jean-Marc Dumontet. Son sketch du « legging » fait 1 million de vues sur YouTube en trois mois.

2016 : Fary is the New Black, son premier spectacle, fait le tour de l’Hexagone. En 2018, ce sera le premier spectacle d’humour produit par Netflix en France. Le comédien fait des apparitions régulières à On n’est pas couché, sur France 2.

2018 : Hexagone démarre au théâtre Comédia, à Paris.

Source : Camelia Echchihab – lesechos.fr – 18 avril 2020

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