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Société

Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : “Vous devez écouter la science !”

L’icône écologiste suédoise Greta Thunberg, âgée de 16 ans, était invitée à Paris, à l’Assemblée nationale pour une réunion parlementaire sur le climat, où elle appelé les députés à “s’unir derrière la science”.

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L’adolescente suédoise Greta Thunberg, qui milite contre le dérèglement climatique, est de retour en France. Cinq mois après avoir été reçue à l’Élysée, elle a plaidé, mardi 23 juillet, en faveur du combat environnemental à l’Assemblée nationale. Elle participait à un débat avec des députés organisé par un collectif transpartisan pour le climat, “Accélérons”.

“J’ai de bonnes nouvelles et de mauvaises nouvelles concernant l’urgence climatique”. C’est par ces mots que Greta Thunberg a débuté son discours. “Je commence par la bonne nouvelle. Comme l’ont dit quelques personnes, le monde ne va pas arriver à sa fin d’ici 11 ans. En revanche, la mauvaise nouvelle, c’est que d’ici 2030, si nous ne faisons rien, nous serons très vraisemblablement dans une position où nous aurons passé plusieurs points de basculement et nous ne serons plus en mesure de revenir en arrière sur le changement climatique”.

Cette réunion parlementaire sur le climat en présence de la jeune activiste a été dénoncée par certains députés de l’opposition, issus de la droite et du Rassemblement national notamment, qui avaient appelé au boycott.

Greta Thunberg répond aux critiques

“Vous n’êtes pas obligés de nous écouter, nous ne sommes que des enfants après tout”, a répondu par l’ironie la militante suédoise Greta Thunberg à ces attaques mettant en cause sa légitimité à incarner le combat contre le réchauffement climatique. “Mais vous devez écouter la science. C’est tout ce que nous demandons : unissez-vous derrière la science”, a-t-elle ajouté, renvoyant à la lecture du dernier rapport alarmant du groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec).

“C’est presque comme si vous ne saviez pas que (ces chiffres) existent, comme si vous n’aviez pas lu le dernier rapport du Giec dont dépend l’avenir de notre civilisation”, a lancé la jeune femme. “Ou peut-être simplement que vous n’êtes pas assez matures pour dire les choses telles qu’elles sont. Même cette charge, vous nous la laissez à nous, les enfants”.

“Nous sommes devenus les méchants qui devons dire aux gens des choses pas faciles, parce que personne ne veut le faire ou n’ose. Et (pour cela), nous recevons un déferlement de haine et de menaces. Des députés et journalistes se moquent de nous et mentent à notre sujet”, a déclaré Greta Thunberg, devenue célèbre pour organiser depuis presque un an des grèves de l’école hebdomadaires pour le climat.

La climatologue Valérie Masson-Delmotte, soulignant avoir échangé avec de nombreux jeunes réellement préoccupés par la question climatique, a elle dénoncé des polémiques “extrêmement futiles”. “On parle de la messagère mais pas du problème et ce qui m’intéresse, c’est de parler du changement climatique qui affecte tout le monde, les écosystèmes et les gens, et parler des solutions et faire en sorte que ces solutions soient déployées”, a-t-elle déclaré à quelques journalistes.

“Essayez de faire quelque chose”

Après plus d’une heure de débat, Greta Thunberg a remercié les députés ayant exprimé leur soutien mais a noté qu’ils n’avaient pas compris son message. “Au lieu de nous féliciter, essayez de faire quelque chose”, a-t-elle lancé sous les applaudissements de représentants du mouvement français des jeunes pour le climat.

Ces derniers, soutenus par des dizaines d’organisations (Youth for Climate France, Citoyens pour le climat, Alternatiba, Greenpeace, Réseau Action Climat…) ont appelé à une mobilisation les 20 et 21 septembre, dans le cadre de la “semaine mondiale pour l’avenir” organisée du 20 au 27 septembre par le mouvement de la jeune suédoise, Fridays for Future.

Source / France 24

Société

Election présidentielle américaine : Joe Biden choisit Kamala Harris comme colistière

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Mardi 11/08/20, Joe Biden a annoncé sur Twitter qu’il choisissait Kamala Harris comme colistière pour défier Donald Trump. La sénatrice californienne devient ainsi la première femme noire candidate à la vice-présidence.

« J’ai l’immense honneur d’annoncer que j’ai choisi Kamala Harris, combattante dévouée à la défense courageuse des classes populaires et l’une des plus grands serviteurs de l’Etat, comme ma colistière », écrit le candidat démocrate. Qui cite dans un second tweet le travail d’Harris avec son fils défunt Beau Biden pour « s’attaquer aux grandes banques » et « protéger les femmes et les enfants » quand elle était procureure de Californie.

« Méchante et vicieuse », selon Trump

Hillary Clinton a salué sur Twitter un « choix historique », estimant que Kamala Harris serait une « partenaire forte » pour Joe Biden. Pour Barack Obama, elle est « plus que prête » pour le job.

L’ancienne éminence grise de Barack Obama, David Axelrod, juge, lui, qu’Harris était au final le choix « le plus conventionnel ». Selon lui, « elle est charismatique, qualifiée, et c’est une débatteuse redoutable ».

Donald Trump était visiblement prêt. Le président américain a aussitôt retweeté une vidéo « phony Kamala » qui accuse la sénatrice californienne de changer d’avis avec le sens du vent. Lors de son point presse quotidien sur le coronavirus, il en a rajouté une couche : selon lui, Kamala Harris est « méchante et vicieuse », et elle a « manqué de respect » à Joe Biden lors de la primaire. Le sprint final est lancé.

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Société

Aïssa Maïga et Adèle Haenel

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Elles se sont levées ensemble aux Césars et s’efforcent depuis d’inventer un front commun contre toutes les discriminations. Les actrices Adèle Haenel et Aïssa Maïga retracent pour «Libération» le cheminement d’une prise de conscience générationnelle.

Réunies dans un entretien croisé publié par Libération, Aïssa Maïga et Adèle Haenel ont évoqué leurs engagements aux côtés du Comité Adama, qui organise ce samedi une nouvelle manifestation. Les deux actrices, qui avaient déjà participé le 2 juin dernier au rassemblement devant le tribunal de grande instance de Paris, seront au rendez-vous ce samedi 13 juin, place de la République. “Ce combat est celui de la justice”, a estimé Aïssa Maïga, expliquant avoir rencontré Assa Traoré lors de la sortie du livre collectif Noire n’est pas mon métier. “Je la connaissais de loin, je connaissais son combat, et elle est apparue. Le soutien est devenu une évidence et il prend véritablement corps depuis quelques mois”.

L’actrice a expliqué avoir “tout de suite été impressionnée par cette femme, sa force tranquille, et cette capacité à tisser du lien, à penser son drame familial en termes politiques”. “Sa voix compte. Ce n’est pas seulement une icône: elle permet l’émergence d’un mouvement”, a ajouté Aïssa Maïga.

“Je ne peux pas faire les choses à deux vitesses”

Pour Adèle Haenel, déjà mobilisée contre les violences sexuelles et sexistes, l’engagement est plus récent. “Il m’a fallu passer par une problématique qui me traversait, qui impliquait mon corps dans une discrimination pour me mêler aux autres injustices”, a-t-elle expliqué.”J’écoutais ce que disait Assa Traoré et j’étais frappée par sa détermination et son intelligence”, a-t-elle poursuivi. “Mais ce n’est que très récemment que j’ai également pris conscience physiquement que je ne pouvais pas ne pas soutenir cette femme et toute la lutte contre les violences policières et le racisme, de la même façon que je prends à bras-le-corps la lutte pour le féminisme et contre les violences sexuelles. Je ne peux pas faire les choses à deux vitesses”.

Adèle Haenel a confié parler depuis son “parcours politique personnel, implanté dans le féminisme, un parcours qui est bouleversé par le mouvement mondial autour des violences policières et par le mouvement français autour du Comité Adama”. “Je dirais que prendre en charge ma propre histoire m’a donné la capacité de m’occuper d’autres problématiques plus larges, qui ne me touchent pas immédiatement”, a poursuivi l’actrice, qui a porté plainte contre le réalisateur Christophe Ruggia, qu’elle accuse de harcèlement sexuel et d’attouchements. “Je parle d’une espèce de réveil politique. Cette envie aussi de témoigner mon soutien aux familles des victimes, au mouvement politique contre le racisme et les violences policières en France, ainsi qu’aux comédiens qui prennent position”.

“Un racisme omniprésent” 

Aïssa Maïga a expliqué que “pendant longtemps, la question raciale dans le cinéma était tellement envahissante dans (son) parcours qu’elle a cannibalisé tout le reste”.”J’avais le sentiment que c’était moins difficile d’être une femme, dans un monde qui discrimine pourtant les femmes, que d’être une femme noire”, a-t-elle confié, dénonçant un “racisme soft, rarement cru mais qui est obsédant… car omniprésent” en France. “Le travail fait par les afro-féministes en France et à l’étranger a mis les mots que je n’avais pas à disposition parce que je n’avais pas cet héritage.”

Revenant sur l’événement du 2 juin, lors duquel près de 20.000 personnes se sont réunies pour manifester, les actrices ont souligné “un tournant” dans le mouvement. “La mort d’Adama Traoré, étouffé sous trois gendarmes, s’est matérialisée sous nos yeux avec les images insoutenables de celle de Floyd. La jeunesse française qui regarde ces images ne peut pas ne pas faire le lien, il est évident”, a assuré Aïssa Maïga.

“Un tournant” dans le mouvement

L’actrice a salué “une forme d’activisme accessible qui se développe via les réseaux sociaux”, où “les gens qui militent vont impliquer les autres par des phrases simples, accessibles”. “Il y a aussi l’idée qu’il faut établir un lien entre les violences policières, le racisme qu’on peut rencontrer dans d’autres espaces sociaux, la question de l’égalité femmes-hommes, celle de l’environnement, de l’urgence aussi de traiter ces problèmes-là maintenant”, a-t-elle remarqué. “Et enfin le sentiment d’injustice, qui est omniprésent et lié à la circulation des images sur les réseaux sociaux. Les violences policières s’enchaînent les unes après les autres, et cela crée un effet d’accumulation. Ce n’est pas qu’une vision politique dogmatique, mais un réel qui est vécu ou perçu comme réel”.

“Il y a un tournant dans l’efficacité du mouvement aussi”, a renchérit Adèle Hanel. “Ce sentiment porté par Assa Traoré que nous sommes puissants. Ce ne sont pas que des idées qui se baladent dans le monde, ce sont des idées qui font advenir le monde. Cela donne un espoir et une responsabilité à toute une génération”.

Souce : Nawal Bonnefoy – bfmtv.com – 13 juin 2020

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Entertainment

Fary dénonce le racisme dans une magnifique vidéo

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Fary a dévoilé jeudi 25 juin une vidéo réalisée en collaboration avec Colors où il livre un plaidoyer vibrant contre le racisme.

Fary est partout en 2020. Après avoir mis en ligne son spectacle Hexagone sur Netflix en mars, l’humoriste sera le 8 juillet prochain, avec de nombreuses autres stars françaises, à l’affiche de la comédie de Jean-Pascal Zadi et John Wax, Tout Simplement Noir. Entre ces deux évènements importants dans la carrière du stand-uppeur, il a signé une collaboration avec la chaîne YouTube allemande Colors, et le fruit de leur travail commun vient d’être mis en ligne. 

“Faciès” est donc un plaidoyer de quatre minutes contre le racisme où l’humoriste interroge les attitudes et les clichés racistes en France. “Admettons que je change de prénom, du coup est-ce que tu vas oublier que je suis moins clair que les autres prénoms ? Genre si j’ai un prénom plus typiquement français, plus blanc… Ton projet c’est quoi ? C’est que je le devienne avec le temps ?”, déclare notamment Fary. 

Cette vidéo intervient dans un contexte où le sujet des violences policières est brûlant. Fary est la première personnalité issue du stand-up à s’exprimer sur la chaîne Colors, habituellement consacrée aux jeunes chanteurs. En moins de 24h, la vidéo a été vue plus de 150.000 fois. Peut-être le début d’un phénomène en France.

Source : GQ Magazine – 26 juin 2020

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