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Cinema

Black Panther : what’s next ?

Le succès mirifique du blockbuster de Ryan Coogler pourrait ouvrir la voie à d’autres longs-métrages « Black Power ». Tour d’horizon des possibilités.

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Photo: Shutterstock

« Le pouvoir révolutionnaire de Black Panther », titrait le très respecté magazine Time en février dernier. C’est en effet un grand chambardement qu’a opéré le blockbuster Marvel, premier film au budget de 200 millions de dollars à mettre en scène un casting composé à 90 % d’acteurs afro-américains. Et qui plus est, roi du box-office, avec un démarrage record pour un mois de février et déjà un milliard de dollars de recettes cumulées dans le monde. Black Panther est un véritable phénomène culturel, médiatique et social avec le mouvement « Black Superheroes Matter ». Et après ? Nul doute que les studios hollywoodiens voudront rééditer l’exploit de Marvel en développant leurs propres films « Black Power », inspirés des comic books. Quelques possibilités s’offrent à eux.

Warner Bros., qui détient les droits d’adaptation des comics DC, pourrait s’intéresser au personnage de John Stewart. Né à l’aube de la blaxploitation, Stewart est le premier super-héros afro-américain de la maison d’édition. Créé en 1971 par Neal Adams et Dennis O’Neil, cet architecte au chômage et vétéran des marines a été sélectionné par les Gardiens pour remplacer Guy Gardner dans le costume de Green Lantern de la terre (un groupe de justiciers). S’il est resté pendant un temps sur le banc des remplaçants, le héros a gagné en importance au fil des années et a fini par endosser le premier rôle de la série consacrée aux Chevaliers d’émeraude en 1983. Sa popularité a bondi au début des années 2000 grâce au dessin animé La Ligue des justiciers, où il apparaît régulièrement.

Bonne nouvelle, Warner planche actuellement sur un film consacré au corps des Green Lantern. D’après un article du site spécialisé Hollywood Reporter, les scénaristes David S. Goyer et Justin Rhodes souhaiteraient centrer le long-métrage sur Hal Jordan et… John Stewart. Depuis cette annonce, l’acteur Tyrese Gibson (Fast & Furious) supplie la major pour qu’elle le laisse incarner le personnage à l’écran.

Le succès de Black Panther pourrait également précipiter l’adaptation d’un film sur Cyborg, l’un des membres fondateurs de la Ligue des justiciers, programmée, pour l’instant, en 2020. Le super-héros bionique, incarné par Ray Fisher dans Justice League (2017), possède un univers proche de celui d’Iron Man. DC Comics ne manque d’ailleurs pas de héros noirs dignes d’une adaptation au cinéma : le super-intelligent Mister Terrific, la bestiale Vixen ou encore le jeune Aqualad (le pupille d’Aquaman), pour ne citer qu’eux.

Tornade ou Miles Morales

De son côté, l’éditeur Marvel a entrepris de diversifier l’origine de ses héros de comics les plus populaires. En 2011, l’auteur Brian Bendis a donné vie à Miles Morales, un jeune New-Yorkais métis latino et africain, qui endosse le costume de Spider-Man. Le personnage aura droit, en décembre 2018, à son propre film d’animation, sous la houlette du studio Sony Pictures.

En 2014, le Steve Rogers des bandes dessinées a cédé son bouclier de Captain America à Sam Wilson, alias le Faucon (incarné par Anthony Mackie dans les films). « C’était une décision très politique, qui avait alimenté beaucoup de débats chez les fans », rappelle Aurélien Vives, spécialiste des comic books et rédacteur pour Panini Comics. « Il y a tout une mythologie noire autour de Captain America que les studios de cinéma peuvent exploiter. La minisérie Truth : Red, Black & White raconte par exemple les premiers tests par le gouvernement du super-sérum sur 300 Afro-Américains dans les années 40. Seul le personnage d’Isaiah Bradley a survécu, et a endossé par la suite le costume de Cap. »

En 2016, Tony Stark a laissé l’armure d’Iron Man à Riri Williams, une jeune étudiante noire du célèbre Massachusetts Institute of Technology. On peut citer également la création en 2014 de Ms. Marvel, la première super-héroïne de confession musulmane de l’éditeur. « Le personnage a très bien fonctionné, et a même obtenu le prix de la meilleure série au Festival d’Angoulême en 2016 », souligne Aurélien Vives.

Les perspectives liées au rachat de la Fox

Tornade incarnée par Halle Berry dans les premiers films X-Men.

© 20th Century Fox

Si le rachat de la 20th Century Fox par Disney se concrétise, Marvel récupérera également les droits d’adaptation des comics X-Men. Le studio pourra alors faire revivre Tornade, la mutante capable de contrôler la météo, jadis incarnée par Halle Berry (du temps des premiers films X-Men). Elle semble être la première candidate sérieuse pour un film en solo. Elle pourrait aussi apparaître dans une suite de Black Panther. « Dans les comics, le roi du Wakanda entretient une idylle amoureuse avec la super-héroïne », rappelle Aurélien Vives. Difficile de ne pas évoquer aussi Bishop, un mutant bourru né dans le futur, dont le pouvoir consiste à absorber et à décharger l’énergie sous plusieurs formes.

« Mais ce qui a fait le succès du film Black Panther, c’est avant tout son personnage et son univers foisonnant. Il ne suffit pas de choisir un super-héros noir pour faire un carton au box-office », conclut le spécialiste des comics. De quoi rappeler à notre bon (ou mauvais) souvenir le terrible Steel, nanar super-héroïque des années 90 avec le basketteur Shaquille O’Neal dans le rôle-titre

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“Les Misérables”, de Ladj Li, meilleur film aux Césars 2020

“Les Misérables”, de Ladj Li

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“Les Misérables” de Ladj Ly a été récompensé vendredi soir par le César du meilleur film. 

Le film Les Misérables de Ladj Ly, qui raconte une bavure policière dans une cité sensible en Seine-Saint-Denis, a remporté vendredi le César du meilleur film. “Le seul ennemi ce n’est pas l’autre c’est la misère”, a déclaré le cinéaste en recevant sa récompense.

Les Misérables a aussi gagné le meilleur espoir masculin, remis à Alexis Manenti, le César du montage, et le César du public.

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Cinema

Truffaut, Resnais, Lynch, Dolan : pourquoi Netflix est devenu cinéphile

Netflix cinéphile

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En partenariat avec MK2, Netflix France met à disposition de ses 7 millions d’abonnés des grands classiques, dont douze films de François Truffaut dès ce 24 avril 2020. Une prise de prestige… ou un changement stratégique de la plateforme jusqu’ici peu portée sur l’histoire du cinéma et ses pépites.

Sonnez, trompettes, battez, tambours, les classiques du cinéma arrivent en force sur Netflix ! Jusque-là plus connue pour ses séries multilingues et son offre cinéma tous azimuts (et globalement médiocre) que pour ses grands films d’auteur, la plateforme vient d’acquérir cinquante titres prestigieux issus du catalogue MK2 Films.

Jugez plutôt : après l’arrivée hier de Mon oncle d’Amérique, d’Alain Resnais, débarquent ce vendredi douze films de François Truffaut dont les iconiques Jules et Jim, Les 400 Coups, La Femme d’à côté et Le Dernier Métro. Ils seront suivis début mai par neuf Charles Chaplin (Les Temps modernes, La Ruée vers l’or, Le Dictateur…), lesquels précéderont trois David Lynch et une ribambelle de Jacques Demy, Peau d’âne et Les Demoiselles de Rochefort en tête. Des quasi-intégrales ou des collections substantielles donc, qu’enrichiront plus tard des titres de Xavier Dolan, Krzysztof Kieslowski, Emir Kusturica ou Michael Haneke. Cette scintillante série d’appâts à cinéphiles s’égrénera ainsi jusqu’à la fin de l’année.

Premier réflexe : se réjouir de l’exposition massive de ces chefs-d’œuvre désormais à la disposition d’un public qui n’a jamais entendu parler d’Antoine Doinel ni du cake d’amour. Deuxième réflexe : se demander pourquoi Netflix opère ce virage. Après tout, la société a toujours dit qu’elle répondait à la logique de la demande et non, comme le cinéma en salles, à une politique de l’offre. Encore récemment, son big boss, Ted Sarandos, affirmait que les films de patrimoine n’avaient pas leur place sur sa plateforme.

Une spécificité hexagonale

Mais peut-on vraiment parler de virage ? « C’est plutôt une évolution naturelle qui va dans le sens de la diversification de l’offre », corrige Sara May, responsable des acquisitions films chez Netflix France et Italie. Et de citer les films d’auteur produits et/ou diffusés ces dernières années sur la plateforme, de The Irishman, de Martin Scorsese, à Marriage Story, de Noah Baumbach, en passant par Roma, d’Alfonso Cuarón. La volonté de Netflix de monter en gamme tout en continuant à parier sur le tout-venant ne tombe pas du ciel. En témoigne aussi l’acquisition récente d’une vingtaine d’œuvres du studio d’animation nippon Ghibli, dont celles du grand Miyazaki.

La nature même de ce « partenariat » Netflix-MK2 semble elle aussi indiquer davantage un pas de côté mesuré qu’une révolution copernicienne. Valable pour un an renouvelable, le deal concerne « uniquement » Netflix France et ses 7 millions d’abonnés. Une spécificité hexagonale qui n’a pas empêché les grands médias américains de reprendre comme un seul homme l’annonce du deal par Le Parisien. « Le grand orchestre est de sortie, constate Bruno Patino, directeur éditorial d’Arte France, qui diffuse régulièrement les films de répertoire acquis par Netflix. Il a beau s’agir d’un nombre de titres limité, sur un territoire limité pour un temps limité, la communication autour de cet “événement” est, elle, illimitée. » Dans ce contexte de montée en puissance du streaming, renforcée depuis mi-mars par le confinement, et de guerre des plateformes (Disney+ vient de se lancer en France), le moindre geste inhabituel des géants est surveillé (et commenté) comme le lait sur le feu.

Si Nathanaël Karmitz, directeur général de MK2, envisage ce partenariat comme le point de départ d’une collaboration plus vaste, il a paradoxalement tendance à minimiser le caractère événementiel de l’opération : « Ce qu’on a vendu à Netflix, ce sont des droits de diffusion temporaires, comme on le fait toute l’année, partout dans le monde et sur différents supports. Les films de Truffaut, Demy et les autres continueront à être diffusés gratuitement à la télé et proposés à la vente ou à la location sur des plateformes VOD comme La Cinetek. »

Coincé entre “Shrek2” et L’Amour sans préavis”

Et si, malgré les réserves de certains, ce mariage inédit permettait demain à des ados de découvrir La Baie des anges entre deux épisodes de La casa de papel ? D’autant que Netflix ne fait que profiter d’une situation qu’il n’a pas créée : Arte mis à part, le service public a progressivement abandonné le terrain de la transmission cinéphilique. « On sait bien que les détenteurs de catalogue ont de plus en plus de mal à vendre ce type de films aux grandes chaînes de télé », analyse Jean-Baptiste Viaud, délégué général de La Cinetek, plateforme cinéphile « consacrée aux plus grands films du XXe siècle ». « Dans ce contexte, le partenariat de Netflix et MK2 n’est sans doute pas le dernier du genre. »

Évidemment, du côté de ces curateurs d’exception que sont La Cinetek et Arte, on ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée du géant sur leurs plates-bandes. Mais l’heure est plutôt à l’observation. « On ne peut jamais regretter que de telles œuvres soient largement exposées, estime Bruno Patino, chez Arte. Est-ce que cela nous fragilise ? On verra. J’ai quand même tendance à penser que ce sont deux expériences différentes. D’un côté, la présence brute et minime de ces films sur une plateforme à l’offre surabondante, de l’autre, leur présence contextualisée et éditorialisée sur une chaîne et un site,arte.tv, qui leur ont toujours été fidèles. »

Même son de cloche du côté de Jean-Baptiste Viaud : « Tant mieux si les films de Truffaut ou Demy peuvent toucher le plus grand nombre via Netflix, mais je crois plutôt qu’ils vont vite se retrouver torpillés par les algorithmes. » Et d’imaginer Le Dernier Métro entre une série indienne improbable et L’Île de la tentation… Fantasme de sceptiques ? Pas tant que ça. Depuis hier et l’arrivée de Mon oncle d’Amérique sur la plateforme, le film d’Alain Resnais est coincé entre Shrek 2 et L’Amour sans préavis, avec Sandra Bullock.

Chez Netflix, nous dit-on, il n’est pourtant pas question de « traiter ces titres comme de vulgaires films de catalogue ». Mais il n’est pas non plus dans l’ADN de la plateforme de proposer des suppléments et des bonus autour des œuvres. « Nous sommes axés sur le contenu pur, indique Sara May, qui revendique toutefois un rôle prescripteur sur les réseaux sociaux (sur Twitter, le hashtag #NetflixConseilleMoi prodigue conseils et propositions aux abonnés). On n’utilise pas d’autres outils que le film ou la série pour atteindre nos membres. »

“Le ciné de patrimoine, plus on en parle, plus il est vu et diffusé.” Nathanaël Karmitz, directeur de MK2

Reste la question du désir… En 2018, dans un article des Échos intitulé « De la difficulté à créer un Netflix pour cinéphiles », Manuel Alduy, un ancien de Canal+ désormais responsable marketing de Disney en Europe et en Afrique, expliquait : « Ce n’est pas spécifique aux films d’auteur mais c’est vrai de tous les films de catalogue […] : il faut savoir gérer une certaine rareté. Si vous mettez un film à disposition de 130 millions de foyers pendant deux ans, plus personne n’en aura envie. » En tant qu’abonnée Netflix, si je peux (re)voir autant de fois que je le souhaite Les Deux Anglaises et le continent ou Eraserhead, aurais-je encore l’envie de les (re)découvrir à l’occasion sur grand écran ?

Pour Nathanaël Karmitz, ce n’est pas un problème, bien au contraire : « On constate un effet d’entraînement sur le ciné de patrimoine. Plus on en parle, plus il est vu et diffusé. Sa présence sur Netflix peut même contribuer à convaincre les chaînes de télé que ces titres sont potentiellement des événements grand public et fédérateurs. » Surexploitation, banalisation ? « Ces films ont traversé les décennies, ce n’est certainement pas Netflix qui va les faire disparaître, abonde Sara May. En proposant des collections sur des périodes courtes et renouvelables, on ne s’accapare pas le patrimoine français. On n’est qu’un relais en plus au service de cet héritage. »

Reste à savoir si la plateforme appliquera aux œuvres de Demy et de Kieslowski les règles de performance auxquelles le reste de son offre est soumis. « Peu importe leur audience, assure Sara May. Je ne crois pas qu’on s’arrête là ; on pourrait même imaginer étendre notre collaboration avec MK2 au-delà du territoire français. »

En attendant de savoir si la cinéphilie « à la française » (à prononcer avec l’accent de Los Angeles) est soluble dans le bouillon Netflix, la multinationale pourra toujours se prévaloir des Truffaut et consorts lorsqu’elle devra (bientôt ?) respecter un quota de diffusion de 30 % d’œuvres européennes. L’occasion de vérifier le vieil adage : c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Source : Mathilde Blottière – Télérama – 24 avril 2020

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Cinema

Pourquoi Idris Elba refuse d’incarner le nouveau James Bond

Alors que cela fait presque un an qu’Idris Elba a démenti tenir le rôle du prochain James Bond, il est récemment revenu sur la raison de ce refus.

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Club Averroes

Alors que la sortie de Bond 25 sera le dernier film de l’ère Daniel Craig débutée avec Casino Royale en 2006, la franchise va avoir la lourde tâche de caster le prochain visage de l’agent 007. La rumeur (et les fans) voulait que ce soit Idris Elba qui hérite du rôle avant que l’acteur ne le démente formellement. Dommage, Idris Elba en James Bond, ça faisait un petit quelque chose d’agréable dans le bas-ventre, mais bon.

Récemment, l’acteur de La Tour sombre a mis une nouvelle fois un terme à ces bruits de couloir lors d’une interview de Vanity Fair dont il faisait la couverture du magazine. Il en a surtout profité pour faire part de son dégoût face à certaines réactions racistes qu’il a subies :

Photo Idris Elba

Idris Elba dans Pacific Rim de Guillermo del Toro

“Vous êtes simplement découragés quand vous avez des personnes qui disent que ça ne peut pas être vous et que c’est à cause de votre couleur de peau. Si je l’obtiens [ndlr : le rôle de James Bond] que ça fonctionne ou pas, est-ce que ce sera à cause de ma couleur de peau ? C’est une situation délicate dans laquelle je n’ai pas besoin de me retrouver.”

Pourtant, la perspective d’interpréter le plus célèbre espion britannique est loin de laisser l’acteur de Luther insensible :

Photo Idris Elba

Idris Elba dans le rôle d’Heimdall dans Thor : Ragnarok de Taika Waititi

“James Bond est un personnage bien-aimé, iconique et très convoité. Il permet au public de s’évader. Bien entendu, si quelqu’un venait me voir et me proposait de jouer James Bond, j’accepterais sans hésiter parce que ce serait fascinant, mais je n’ai jamais déclaré que je voulais être le James Bond noir. […] Il devrait y avoir de grands rôles pour les femmes et les afro-américains, mais dans tous les genres. Ça n’a pas forcément besoin d’être dans un film de la saga.”

Idris Elba ne sera donc probablement pas à l’affiche d’un James Bond de sitôt et pour les raisons les plus dégueulasses qui soient. Pour se consoler, l’acteur de Thor revient prochainement en salles à l’affiche de Fast & Furious : Hobbs & Shaw attendu le 7 août prochain. Bond 25 quant à lui, n’a pas prévu d’arriver au cinéma avant 2020. 

Affiche française

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