Connect with us

Entertainment

Fary : son spectacle «Hexagone» débarque sur Netflix

Published

on

À 28 ans, l’humoriste a déjà rempli Bercy, a monté son propre club de stand-up et s’est entouré d’artistes de renom tels que JR ou Ladj Ly. En attendant sa première apparition au cinéma en juillet, son spectacle « Hexagone » est disponible sur Netflix.

Au bout du fil, une voix étouffée s’élève : « Attendez, je mets mes EarPods. » Confinement oblige, nous rencontrons Fary… au téléphone. Et sans image. Pendant cette étrange période où les théâtres sont fermés, nombreux sont les humoristes qui se montrent quotidiennement en live, sur les réseaux sociaux. Très peu pour Fary : « On ne verra pas des stories de moi de sitôt », confie celui qui a pourtant son visage affiché en gros plan dans les couloirs du métro parisien. De profil, le regard serein porté vers le lointain, en noir et blanc. Sérieux.

À 28 ans, l’ambition du jeune homme transpire dans chacun de ses (nombreux) projets… Le stand-up, il faut le prendre pour ce qu’il est : un art. Alors, pour la captation de son deuxième spectacle, Hexagone, Fary a fait appel à un talent fraîchement césarisé : Ladj Ly, le réalisateur des Misérables. À ses côtés, un duo bien connu des clips de rap et des pubs de sportswear : Ousmane Ly et Adrien Lagier. Résultat ? Une image de cinéma et toujours cette identité visuelle, tout en noir et blanc, sauf sa tenue bleu marine, qui détonne.

Après deux ans de tournée, Hexagone vient d’atteindre son point de chute, Netflix, scindé en deux épisodes, dont le dernier est sorti le 16 avril. Pour le lieu, Fary avait déjà fait dans le colossal, à l’Accor Hotel Arena ; dans le cossu, au majestueux Théâtre du Châtelet, accompagné par une cantatrice… alors cette fois, il a misé sur l’inédit : jamais aucun humoriste ne s’était, avant lui, produit aux Bouffes du Nord. Fary emmène le stand-up là où il n’a pas forcément ses entrées et se bat pour lui conférer ses lettres de noblesse.

Au commencement était le style

Le stand-up est un genre d’humour qui a explosé aux Etats-Unis dans les années 1960-70. Pas de personnage, pas de décor, pas d’accessoires : juste un homme ou une femme qui brise le « quatrième mur » en parlant directement au public d’histoires personnelles, en donnant l’impression d’une réflexion faite au fil de l’eau. Il faut attendre 2006 pour que Jamel Debbouze et Kader Aoun lancent la scène ouverte du Jamel Comedy Club, sur les grands boulevards de Paris, dont les sessions sont diffusées sur Canal +. Fary y débarque sept ans après, avec cet humour grinçant qui s’applique, tranquillement, à traiter les sujets les plus explosifs.

Racisme, identité, sexisme, religion… Jean-Michel Joyeau, le directeur artistique du Jamel Comedy Club, se souvient de celui qu’il a vu faire ses débuts, en 2013. « Il se faisait un peu charrier pour son look, très soigné. C’était l’un des premiers à y faire attention. Il dénotait, parce qu’il faisait de son passage un spectacle. » Une barbe géométrique, des dreadlocks savamment montées en chignon, des lunettes vintage qui relèvent ses yeux bruns, des sarouels et vestons aussi amples que l’audace qu’il faut pour les porter.

« Fary ne ressemble à personne. Ni dans look ni dans sa personnalité », résume le producteur Jean-Marc Dumontet, qui se souvient très bien de la première fois qu’il l’a vu jouer. « Il faisait un sketch sur Moussa, un de ses camarades d’école. Il y avait vraiment du jeu. Le stand-up peut être assez monocorde, mais lui, au contraire, il faisait vivre ses personnages. Son ton était différent. »

« Faire de l’humour sur des idées »

À l’époque, le jeune homme n’a qu’une expérience assez brève dans l’émission de Laurent Ruquier, On ne demande qu’à en rire. Il rêve de « mettre en avant la belle langue qu’est le français », de « faire de l’humour sur des idées ». Ses inspirations ? Un croisement entre Jamel Debbouze, Dieudonné et Gaspard Proust. « Au tout départ, je suis un fan, raconte-t-il. Un amoureux absolu des spectacles d’humour. Et des gens drôles, comme mon père et mes deux grands-mères. » Il observe, analyse, décortique la vanne. Parce que l’humour est une affaire de technique et d’esthétique, comme tous les arts. « Ce n’est pas le prototype de l’humoriste tapageur, prêt à tuer père et mère pour se faire remarquer. Il est plus en retrait. Il a fait son chemin par la profondeur de son propos et ses partis pris artistiques », pense Jean-Marc Dumontet. Cette singularité va lui permettre de se tailler une place de choix dans le stand-up français.

En 2014, son sketch dit « du legging » fait des milliers de vues sur YouTube et donne un coup d’accélérateur à sa carrière. Fary vient alors de quitter la bande de Jamel pour signer chez Dumontet. Un départ sans embrouilles, raconte Jean-Michel Joyeau, qui admet quand même une grosse déception. « Il m’a demandé s’il pourrait revenir jouer au Jamel Comedy Club. Il me disait bien que c’était indispensable pour lui, qu’il en avait besoin pour se ressourcer. Il m’a dit : ‘C’est mon public’. Parce qu’au Point Virgule, a priori, le public est beaucoup moins mélangé que chez nous. »

Mais Fary est ambitieux, et veut se distinguer. « Il ne voulait probablement pas être noyé dans la masse, car au Jamel Comedy Club, il y a beaucoup d’artistes », analyse Jean-Marc Dumontet. Son nouveau producteur a les moyens financiers pour le faire décoller… et lui permet d’assouvir une certaine folie des grandeurs. Dans Fary is the New Black, son premier spectacle, l’humoriste débarque sur scène comme une apparition, baigné de lumière, sur un air d’opéra. « Oui, je voulais une entrée simple », ironise-t-il sur scène, avant d’ordonner au public : « Applaudissez-moi correctement ! »

Racisme, esclavage… des thèmes lourds

Deux ans après, dans Hexagone, l’entrée s’est assagie, mais n’en est pas moins impertinente. « Eric Zemmour » sont les deux premiers mots qu’il prononce. « Souvent, on me dit que mon deuxième spectacle est plus engagé, plus sérieux, plus fort. Mais c’est faux ! Ce qui a changé, c’est moi et ma manière de traiter les choses. Je suis plus naturel, je suis un peu moins caché derrière un apparat. Mais je parlais déjà de racisme, d’esclavage, de nazis dans le premier : les thèmes ne sont pas plus légers », réfléchit Fary.

Hexagone suit un fil rouge : le débat de l’identité nationale. Né en France de parents originaires du Cap-Vert, Fary raconte dans son spectacle, que longtemps, « il s’est senti plus africain que Français ». Alors, lorsqu’il part jouer dans plusieurs pays d’Afrique, il a espéré y ressentir l’effet d’un « retour aux sources ». Pas du tout ! Il ne s’y sent pas accueilli comme un des leurs. Qu’est-ce qu’être Français ? Fary a l’art de mettre les pieds dans le plat, sur scène… et même en dehors. Face au public peu diversifié de la prestigieuse cérémonie des Molières, en 2019, il lance un grinçant « Salut les blancs ! »

Dans Hexagone, Fary évoque « les Noirs », « les Africains », et surtout, « les Français », flirtant avec les généralisations. « Je me pose constamment la question : est-ce que le groupe d’individus dont je parle va rire de ce que je dis, ou est-ce que ça va les vexer ? » Les stéréotypes sont des pentes glissantes que le jeune homme tente de remonter avec conscience. « Un stéréotype devient dangereux lorsqu’il exclut les gens. Lorsqu’il différencie dans un but négatif. »

Comment savoir comment une blague va être reçue ? Fary ne laisse pas les gens rire, ou applaudir, tant qu’il n’a pas fini de dérouler sa pensée jusqu’au bout. Quitte à tendre, de temps à autre, un petit piège à son public. Au début d’Hexagone, Fary imite un Ivoirien, en se mettant à faire un accent très approximatif, et à gesticuler. Soudain, il s’arrête. « Pourquoi je le fais en dansant ? C’est raciste. Pourquoi tu rigoles ? Personne ne parle comme ça ! » Subtile façon de mettre le spectateur face à la nature de son rire et à sa propre responsabilité.

Prendre soin des silences

Le jeune homme a l’obsession du phrasé. Panayotis Pascot, dont il a mis en scène le premier spectacle l’année dernière, raconte : « Fary est très fort sur la formule. Il sait clarifier une idée, ne pas mettre de fioritures, aller droit au but. On bossait parfois jusqu’à 5-6 heures du matin, jusqu’à ce qu’on trouve les bons mots. Il m’a aussi appris à prendre soin des silences. Chez lui, il y a un bon tiers des rires qui viennent de pauses, de soupirs, de regards », analyse-t-il. Il n’empêche que certaines de ses vannes peuvent paraître faciles, lui fait-on remarquer, à propos notamment du physique d’Eric Zemmour, ou du fessier de Kim Kardashian. Il les assume.

Mais parfois, reconnaît-il, il va trop loin. « Il y a des sketchs que je n’écrirais plus pareil, aujourd’hui. » Le fameux « legging » par exemple ? Fary s’y moquait des femmes, et en particulier celles aux formes généreuses, qui aiment se balader en collants. « Ce que je changerais, c’est la forme : le sketch a pu être vécu comme une attaque, une moquerie. » Il regrette aussi une vanne sur Madonna, qu’il invite, dans son spectacle, à « faire quelque chose de son âge, comme par exemple mourir ». « Je me suis retrouvé à son concert, j’ai humanisé ce personnage, et j’ai pris conscience de ce qu’était la puissance négative de mes propos », se repent-il. Aux antipodes de certains de ses confrères humoristes, comme Jean-Marie Bigard, Fary tient à évoluer avec son temps. « Est-ce qu’on dirait à un beatmaker des années 1990 de revenir aujourd’hui ? » tacle-t-il.

Un écrin pour honorer les stand-uppers

Fary teste ses vannes… jusqu’au dernier moment. « Il a le stand-up dans le sang », lâche Panayotis Pascot. Le jeune homme se souvient : « Deux heures avant la captation pour Netflix de son premier spectacle au Cirque d’hiver, il m’a dit : ‘J’ai deux vannes qui ne fonctionnent pas. Viens, on va aller les tester’. Je l’ai donc suivi au Paname, pour qu’il propose des variantes à un vrai public. La première a fait un flop, la seconde a très bien marché. À 20 heures, il est monté sur scène avec sa nouvelle version. »

Jouer en comedy club, pour un stand-upper, c’est vital. Alors on peut imaginer ce que c’est que d’avoir son propre club. Inauguré l’hiver dernier, reconnu oeuvre d’art grâce à la scénographie signée de l’artiste JR, le Madame Sarfati est interdit aux caméras… Faute d’avoir pu le visiter pour cause de confinement, il faudra nous en tenir à ce que ses habitués en disent. « Il y a 120 personnes dans ce tout petit cocon », décrit Panayotis Pascot. Un écrin pour honorer les stand-uppers, loin des caves où ils ne sont souvent rémunérés qu’au chapeau.

Fary soupire : « On ne parle de stand-up que pour dire que c’est communautaire, des accents, des mecs de banlieue. Ou alors pour dire qu’il y a trop d’humoristes aujourd’hui. » Il cite Blanche Gardin ou encore Roman Frayssinet : « Dès que c’est plébiscité, ce n’est plus considéré comme du stand-up, comme si c’était un mot négatif. » Après un silence, il ajoute : « Et tant que les humoristes qui ont un nom, comme Muriel Robin, diront des jeunes qui font du stand-up que ce n’est pas de l’art, c’est pas gagné. » Le message est passé.

Emergence d’un talent

2012 : Fary gagne le prix SACD jeune talent au festival L’Humour en capitales, puis intègre la troupe du Jamel Comedy Club.

2014 : Il commence à travailler avec Jean-Marc Dumontet. Son sketch du « legging » fait 1 million de vues sur YouTube en trois mois.

2016 : Fary is the New Black, son premier spectacle, fait le tour de l’Hexagone. En 2018, ce sera le premier spectacle d’humour produit par Netflix en France. Le comédien fait des apparitions régulières à On n’est pas couché, sur France 2.

2018 : Hexagone démarre au théâtre Comédia, à Paris.

Source : Camelia Echchihab – lesechos.fr – 18 avril 2020

Entertainment

Le constat accablant du CSA sur la diversité à la télévision

Published

on

15 % de « non blancs », 0,7 % d’handicapés… Les chaînes doivent encore faire beaucoup d’efforts pour mieux représenter la diversité de la société française à la télévision.

Trois membres du gouvernement et la quasi-totalité des patrons des chaînes de télévision. Pour la présentation du baromètre de la diversité du Conseil supérieur de l’audiovisuel, tout le PAF était présent.

Mais ce n’est pas pour s’auto-féliciter. Car ce baromètre, qui fête ses dix ans, dresse un constat accablant. « On remarque de belles avancées, mais aussi des résultats décevants voire inacceptables », a lancé Roch-Olivier Maistre, le président du CSA.

Selon cette étude qui s’appuie sur deux semaines de visionnage sur 18 chaînes en 2019, avec des critères tels que l’origine, le sexe, le handicap ou l’âge, seulement 15 % des personnes y sont perçues comme « non blanches ». Un chiffre qui n’a pas beaucoup varié sur plusieurs années et est même en recul par rapport à 2018 (17 %).

Peu de progrès, non plus, sur la question du handicap qui concerne 20 % de la population française. Or seulement 0,7 % de ces personnes sont « vues » à la télévision. Pourtant, comme l’a remarqué Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, « chaque fois que l’on parle de handicap dans la fiction, l’audience est là », citant par exemple « Apprendre à t’aimer », sur M6, qui traite de la trisomie 21.

Plus globalement, la télévision est un miroir déformant de la société. La proportion de femmes reste limitée à 39 % sur le petit écran, alors qu’elles comptent pour 52 % de la population. Et le constat est partagé pour les jeunes ou les personnes âgées. A l’inverse, les CSP+ sont surreprésentés, à 73 %… contre 28 % de la population.

Officiellement, les patrons de chaînes se déclarent tous attentifs à ces questions. Par exemple, Gilles Pélisson, patron de TF1, a souligné qu’un futur feuilleton quotidien serait l’occasion de mettre en avant différents milieux. Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, discute avec le monde de la production pour améliorer la représentation de la diversité dans la fiction.

Pas de sanction

Mais en l’absence de pouvoir de sanction du CSA sur ce point, les engagements ne peuvent être que des promesses. « Les chaînes ont des obligations relatives à la diversité dans leurs conventions. Mais, à la différence de la loi sur la parité de 2014 qui a obligé les chaînes à fournir des chiffres sur la représentation des femmes au régulateur, pour la diversité, ce ne sont que des engagements », résume Carole Bienaimé Besse, membre du CSA.

Pour tenter d’améliorer les choses, le gendarme de la télévision va débuter un cycle d’auditions avec les télévisions, les producteurs, etc. afin de « mettre en place des objectifs plus ambitieux ».

Source : Les Echos – Marina Alcaraz – 29 sept. 2020

Continue Reading

Entertainment

CNews sous le feu des critiques après des propos d’Eric Zemmour sur les mineurs isolés

Published

on

La chaîne, qui a laissé passer une séquence, risque des sanctions. Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête pour « provocation à la haine raciale » et « injures publiques à caractère raciste ».

Est-ce l’effet des audiences qui le galvanise ? Se sent-il désormais intouchable ? Eric Zemmour a de nouveau franchi la ligne jaune, mardi 29 septembre. Dans « Face à l’info », le polémiste star de CNews s’en est pris aux « mineurs isolés », à la suite de l’attentat du 25 septembre rue Nicolas-Appert, à Paris, commis par un Pakistanais qui avait été pris en charge comme mineur isolé – il aurait en fait 25 ans.

Ces jeunes, « ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs. C’est tout ce qu’ils sont. Il faut les renvoyer. Il ne faut même pas les laisser entrer. Pour cela, il faut sortir de la Cour européenne des droits de l’homme [CEDH], qui est l’origine du mal », a assuré M. Zemmour. Une CEDH que le journaliste a pourtant lui-même saisie en 2019 après une condamnation pour provocation à la haine religieuse. « Pas tous ! », a vaguement modéré Christine Kelly, mardi, avant d’essayer de calmer le jeu, qui avait définitivement dérapé. « Ces propos vous appartiennent et [n’engagent] pas CNews », a-t-elle conclu.

Cette nouvelle sortie de route, repérée vingt-quatre heures après sa diffusion par « Traduisons Les », un compte Twitter fort de 80 800 abonnés qui tourne en dérision les propos politiques, pourrait coûter cher à la chaîne d’information du groupe Canal+ (propriété de Vivendi, dont le premier actionnaire est Vincent Bolloré).

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Face à la concurrence, CNews fait le pari d’une parole décomplexée

Jeudi 1er octobre, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête pour « provocation à la haine raciale » et « injures publiques à caractère raciste », confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne. Les présidents des départements du Gers, des Landes et de la Gironde (PS) ont annoncé tour à tour vendredi qu’ils portaient plainte contre le polémiste Eric Zemmour « suite à ses propos sur les migrants mineurs ». Ces nouvelles procédures sont similaires à celle annoncée la veille par la Loire-Atlantique.

De son côté, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a déclenché l’article 40 du code de procédure pénale, qui l’oblige à signaler au procureur toute infraction dont il a connaissance. C’est la troisième fois que le régulateur de l’audiovisuel y a recours dans le cadre d’une intervention d’Eric Zemmour. Il l’avait notamment activé après la diffusion sur LCI de la longue diatribe du polémiste contre l’islam et les musulmans, diffusée lors de la « convention de la droite » organisée par des proches de Marion Maréchal en 2019. Le journaliste a été condamné le 25 septembre à 10 000 euros d’amende pour ces propos.

Source : Le Monde – 02/10/20

Continue Reading

Entertainment

Roselyne Bachelot confirme l’arrêt de la chaîne France Ô…

Published

on

France Ô est fixée sur son avenir. A la suite d’une décision prise par la ministre de la Culture Françoise Nyssen en 2018, la chaîne de France Télévisions devait cesser d’émettre le 9 août prochain. Le même sort devait également être réservé à France 4.

Mais comme le révélait lundi 3 août 2020 le Parisien , Roselyne Bachelot, la nouvelle ministre de la culture, en a décidé autrement. Si France Ô fermera définitivement le 23 août 2020, « au terme du plein déploiement du pacte de visibilité pour les Outre-Mer », France 4 va bénéficier d’un sursis d’un an. La raison ? « Assurer la transition nécessaire à la montée en puissance de l’offre jeunesse délinéarisée de France Télévisions ».

« Un instrument essentiel de soutien à la continuité pédagogique »

Une décision de report qui est bel et bien l’une des conséquences de la crise du Covid-19. Avec ses nombreux programmes éducatifs, la chaîne a démontré les derniers mois tout l’intérêt de son rôle en tant que service public. « En tant que chaîne publique de l’éducation et de la jeunesse, France 4 s’est révélée un instrument essentiel de soutien à la continuité pédagogique en cette période particulière, explique le communiqué de presse. Dans un contexte sanitaire qui demeure incertain, le report momentané de la fermeture d’une chaîne avec des programmes destinés à la jeunesse et pouvant servir de relais pédagogiques complémentaires, apparaît souhaitable ». Selon le ministère de la Culture, ce délai permettra donc d’assurer la transition avec le développement des offres jeunesse de France Télévisions, dont Okoo et Lumni.

De son côté, France Ô ne connaîtra malheureusement pas le même sort, et cessera d’être diffusée dans quelques semaines. Cet arrêt « permettra le passage en qualité HD des Outre-mer la 1ère et de Franceinfo dans l’hexagone, détaille le communiqué. Au-delà, la ministre de la Culture s’engage à poursuivre l’amélioration de la présence des Outre-mer au sein des offres de France Télévisions ». Le ministère précise que « cet arrêt ne donnera lieu à aucun licenciement ».

Lien vers la page dédiée du Ministère de la Culture : https://www.culture.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Decision-sur-l-avenir-des-chaines-de-France-Televisions

Continue Reading

A la Une

Copyright © 1995-2020 Club Averroes